Le livre est un ami fidèle jamais en panne :

  • Pas de problème technique de connexion,
  • Pas de risque de "plantage" (ô combien frustrant !) de l'ordinateur,
  • Pas de dépendance au réseau électrique (ah ! les délestages sauvages ...) car il suffit de sortir le chandelier de Grand-Mère, ou même une simple bougie que l'on peut coller sur une assiette avec quelques gouttes de cire fondue ... et vous voilà "téléporté" au "siècle des Lumières", dans une veillée aux doux reflets intimistes qui vous font entrer dans l'imaginaire du livre sans plus aucune distraction visuelle ... C'est encore mieux sous un plaid tout doux, ou sous le moelleux d'une couette ...
  • Toujours disponible, le livre-papier se feuillette à toute heure et en tout lieu.
  • Il se laisse ouvert, ou fermé avec un marque-page, pour le reprendre à tout instant et immédiatement.


Votre livre est vivant : vous pouvez le personnaliser

  • Vous pouvez l'annoter (proprement si cet exemplaire vous appartient) et mettre à profit les dernières pages blanches insérées en fin d'ouvrage pour signaler les pages où vous vous êtes arrếté, reporter une phrase que vous a charmé, écrire vos réflexions avant qu'elles ne vous échappent ...
  • Vos pensées sont sauvegardées d'une manière durable et même transmissible aux générations futures !!! Votre travail d'étude et d'annotation ne risque pas de disparaître de manière intempestive parce que l'éditeur à décider de retirer de la circulation cet ouvrage (voir ce qui s'est passé récemment sur l'e-book : vous vous souvenez de l'affaire «1984» effacé des Kindle ? cliquez ici pour vous le remettre en mémoire).


Dans le vocabulaire latin des humanistes, les matières indexées s'appellent notabilia (les Italiens parlent encore aujourd'hui, pour une table des matières, de « cose notevole ») et les indexations tituli. Ce sont ces derniers qui émaillent souvent les marges des livres des XV° et XVI° siècles et sont posés là en vue de la confection de recueils de « lieux communs ». Le livre imprimé de la Renaissance hérite directement de cette pratique en faisant souvent figurer en manchette de tels tituli, qui servent ensuite à la compilation d'un index, lesquels, en conséquence, n'ont pas le caractère systématique de nos actuels index mais procèdent au contraire d'un choix : index qui « indexent » moins, au sens moderne du mot, qu'ils ne relèvent les mots et les choses « dignes d'être remarqués » « Le livre annoté », Revue de la Bibliothèque nationale de France, n° 2, juin 1999 – ISBN : 2-7177-2075-8 – ISSN : 1254-7700, p 31 Dominique Autié

notes_marges-Montesquieu-MablyLes notes sont dès lors autant de minuscules clés ouvrées en corps huit par un serrurier bienveillant qu’il y a de tiroirs dérobés dans l’armoire à sagesse Dominique Autié

L'illustration présente une page extraite d'un exemplaire de l'Esprit des Loix de Montesquieu dans l'édition in-4 datée 1749 et publiée chez Barrillot et Fils à Genève (2 volumes in-4 et 2 cartes reliés en 1 fort volume in-4)


Et sur un document informatique ? Oui ! La fonction d'annotation est possible sur un fichier texte ... mais avec quelques différences détaillées dans le livre de Jacques ANIS, p 250. Les fonctions de signets (bookmark), liens, et notes (dans la marge, en fin de page, de chapitre ou de fichiers) sont intégrées dans la plupart des traitements de textes et rendent les annotations plus rapides d'accès. Mais si la lecture est plus rapide, la mémoire n'est pas sollicitée comme sur un support-papier où le geste permet à l'esprit de fixer en mémoire une idée, une pensée, ou un concept abstrait.
Et seront-elles visibles et lisibles avec un logiciel différent ?

livre_010.gifJacques ANIS : "Texte et ordinateur", Editeur De Boeck Bruxelles, Collection Méthodes en sciences humaines, 1998, 290 pages